« Nouveaux » médias, nouveaux usages, les espaces publics se transforment, les « mass-media » tentent de décliner dans de nouveaux modèles économiques une nouvelle personnalisation de l’organisation de l’information désormais participative où les réseaux sociaux, massivement investis, jouent un rôle incontournable. « Digital natives » ou non, les citoyens développent des usages sociaux avec ordinateurs connectés, téléphones portables ou encore télévisions interactives, autant d’évolutions technologiques qui permettent de nouvelles pratiques, mais qui installent également de nouvelles identités numériques.
Les accès rapides et nombreux aux données numériques, les échanges induits par les outils de communication s’installent ainsi dans les pratiques et bousculent des institutions (l’école, l’université, mais aussi la police) dans le cadre d’une nouvelle écologie (économie ?) cognitive. Les données numériques sont produites par les usages et déterminent ces transformations.
De nouvelles formes d’éditorialisation sont apparues, car l’interactivité des contenus provoque un éclatement de la notion traditionnelle « d’auteur », et donc « d’autorité », au niveau du travail scientifique comme du journalisme. En effet, de nouvelles formes de travail scientifique communautaire renouvellent les formes de publication et d’édition du savoir et les réseaux collaboratifs de chercheurs démultiplient les modes d’évaluation et de validation. Les échanges entre pairs sont ainsi au cœur des sociétés et le numérique est devenu un élément central d’aménagement du territoire et de démocratie.
Le colloque international permettra un échange d’expériences et d‘analyses entre spécialistes et citoyens de différents pays de l’Union européenne, pour tenter une liaison entre ces évolutions et les politiques communautaires.
23, 25, 27 avril & 5 juin 2012
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